
- Guus Hiddink, Superstar. Yonhap
Dimanche, à l’occasion de la rencontre qui a opposé le club néerlandais aux colombiens du Once Caldas, un gigantesque ballon de cinq mètres de haut à l’efigie de Guus Hiddink trônait au World Cup Stadium de Gwangju. Le ballon installé à l’entrée Nord de l’enceinte était si grand qu’il était visible à tous les coins du stade.
"C’est ici que notre équipe a vaincu l’Espagne et qu’elle est ainsi entrée dans la légende de la Coupe du Monde en juin 2002", raconte Lee Jung-hwan, qui travaille au Service de l’Education Physique et de la Jeunesse à la municipalité de Gwangju, "Nous avons fait cette installation pour représenter les citoyens de Gwangju afin d’accueillir Guus Hiddink pour la première fois depuis trois ans."
Lors d’une interview donnée aujourd’hui au journal Dong-A Ilbo, Hiddink a répondu aux acclamations des habitants de la ville : "Les souvenirs de la victoire sur l’Espagne en 2002 ont ressurgi lorsque je suis arrivé ici. Je suis heureux de ressentir la douceur de ce moment une fois de plus."
Et ceci n’est qu’une délicate attention parmi d’autres depuis que le stratège néerlandais est de retour en Corée du Sud pour disputer la Peace Cup 2005. Outre la tornade médiatique qu’il déclenche partout où il passe, Hiddink est l’objet d’un véritable culte. Considéré comme un héros national suite au formidable exploit de la Corée du Sud en Coupe du Monde 2002, lorsqu’il avait amené non pas 23 joueurs mais tout un pays en demi-finales du plus grand évènement sportif de la planète, la population sud-coréenne ne tarit ni d’éloges, ni d’occasions de manifester sa gratitude.

- © PSV Media - Guus Hiddink fait la couverture de tous les quotidiens sud-coréens depuis le coup d’envoi de la Peace Cup
Cet étranger que le pays regardait d’un mauvais oeil lors de son arrivée à la tête de la sélection nationale en 2001 est devenu le "sauveur" du football coréen. Lui, qui décrivait l’équipe nationale comme "chaotique" et les plus grands joueurs, tel Ahn Jung-hwan, comme "paresseux et incapables", est devenu une légende vivante au Pays du Matin Calme.

- © PSV Media - Hiddink signe un autographe lors de son arrivée à l’Aéroport International d’Incheon le 12 Juillet 2005
Depuis l’arrivée du PSV en Corée, le 12 Juillet 2005, Hiddink n’en finit plus de signer des autographes. Le temps d’un match de football, il est devenu encore plus grand que l’illustre Cha Bum-keun. Dans le cadre des célébrations du 100ème anniversaire de la Korea University, le PSV Eindhoven a rencontré en match amical la sélection de l’université, composée des plus grandes stars du football coréen, tels que Park Chu-young ou bien "l’éternel libéro" Hong Myung-bo, capitaine de la sélection 2002 sous l’ère Hiddink. Etonnement, les encouragements et les acclamations n’étaient pas seulement destinés à Hong et Cha Bum-keun, entraîneur d’un jour, mais également au tacticien néerlandais et son coréen fétiche, Lee Young-pyo.

- © PSV Media - Guus Hiddink pose sur les marches de la Korea University en compagnie des officiels de l’université

- © PSV Media - Hiddink reçoit le badge de la Korea University

- © PSV Media - Des diplômes de la Korea University sont offerts aux deux légendes du football coréens : Cha Bum-keun (à gauche) et Guus Hiddink (à droite)
Il faut signaler que les supporters du PSV Eindhoven sont légions en Corée du Sud puisque Hiddink, lors de son retour au Pays-Bas, emporta avec lui deux révélations de la Coupe du Monde 2002 "made in Korea" : Park Ji-sung et Lee Young-pyo. Depuis, les deux protégés du héros national ont fait leur chemin, Lee est devenu l’un des plus grands latéraux d’Europe et figure régulièrement au Top 10 des meilleurs joueurs du championnat néerlandais, tandis que Park joue à présent sous le maillot du géant de Premier League, Manchester United. Il n’en fallait pas plus pour que la population du Pays du Matin Calme se prenne d’amour pour le PSV. Sa notoriété ne cesse de grandir depuis l’incroyable parcours du club d’Eindhoven en UEFA Champions League cette année.

- Des sud-coréens venus supporter le PSV Eindhoven. Yonhap

- © PSV Media - Lorsque le visage de Guus Hiddink apparaît sur les écrans du stade, la foule entonne des chants pour son héros
Cette Peace Cup 2005 est l’occasion pour Hiddink de renouer avec un peuple qui l’a soutenu et aimé, et qui continue d’admirer son oeuvre. Dans l’autre sens, les liens unissants Hiddink et le pays asiatique sont toujours aussi forts. La preuve, le stratège venu d’Europe ne manque pas une occasion d’observer un match de l’équipe nationale sud-coréenne, ou bien d’admirer les exploits de la jeunesse coréenne, comme il le fit lors du Championnat du Monde Juniors de la FIFA 2005 aux Pays-Bas. Les médias de la péninsule, même à l’étranger, se pressent pour obtenir ne serait-ce qu’un mot, un avis de la part de Hiddink. Celui-ci a d’ailleurs récemment mis à l’essai la jeune révélation Cha Ki-seok, grand gardien d’un mètre 91, portier de l’équipe nationale Espoirs et du club local Chunnam Dragons.

- Hiddink n’en finit plus de signer des autographes. Yonhap
L’agenda de Guus Hiddink ce mois-ci en Corée du Sud est plus que chargé. Lorsqu’il ne dirige pas son équipe au cours de séances d’entraînement intenses, soit il accorde des interviews, soit il se présente à des cérémonies officielles, soit il adresse un mot à destination d’associations caritatives.

- © PSV Media - Guus Hiddink s’unit avec les orphelins de Corée du Sud pour adresser un message d’espoir

- © PSV Media - Guus Hiddink : "Le futur est assis à côté de moi."
Guus Hiddink est plus qu’un homme d’affaire, un entraîneur ou bien un dénicheur de talents. C’est aussi un homme de coeur, un homme de valeurs et de principes, un homme devenu un héros, un héros devenu une légende...Une légende qui deviendra un mythe.






