Mercredi 1er mars 2005. Dans un Seoul World Cup Stadium plein à craquer, la sélection sud-coréenne de football dévoile ses nouvelles couleurs face à l’Angola. Après Park Chu-young, qui inscrit le seul but de la rencontre devant 65 000 spectateurs, et le nouvel uniforme des Guerriers Taeguk, la star de la rencontre, c’est bien la nouvelle couleur de cheveux de Lee Dong-gook ! Blond comme les blés, l’attaquant de Pohang a plus marqué les esprits par sa fantaisie capillaire que par son réalisme devant les buts africains. Mais qu’importe ! Celui que l’on appelle "le Roi Lion" en référence à sa coupe de cheveux qui frisait la crignère d’un fauve (déjà !) a profité de la reprise du championnat sud-coréen de K-League pour faire l’étalage de toutes ses qualités de buteur. Dès la première journée, Dong-gook ne s’est pas fait prié pour convertir un pénalty face au Chonbuk Hyundai. Trois jours plus tard, il remettait le couvert contre son ancien club Gwangju Sangmu, coiffant au poteau le séoulien Park Chu-young au classement des buteurs. Le FC Séoul prendra la défense de son prodige le weekend suivant en battant les Steelers d’un cheveu (1-0) mais loin d’avoir le poil dans la main, Lee, nullement ébouriffé, a inscrit deux réalisations dimanche contre Chunnam.

- Lee Dong-gook, surnommé le "Roi Lion", pendant la Coupe d’Asie 2000
Mais quel est donc le secret de ce succès ?
Un don inné ? Certainement. Une inébranlable volonté de se surpasser ? Sans aucun doute. L’envie de surprendre son sélectionneur ? Assurément. Une extravagance capillaire ? Et si c’était vrai...

- Lee Chun-soo, le jeune Tigre à la crinière d’or du Ulsan Hyundai.
En 2002, la toison de cuivre de Lee Chun-soo avait alors porté le jeune ailier au sommet de sa renommée en Corée du Sud. Après avoir brillé pour Ulsan, le jeune Tigre impressionnait sous la houlette du sélectionneur de l’époque Guus Hiddink. Peu après le Mondial organisé en Asie, l’Europe frappait à la porte de l’enfant terrible. Une période de doute, un retour en Corée du Sud en 2005... et une nouvelle couleur de cheveux quelques semaines plus tard redonnait force et vigueur à Chun-soo. Prodigieux en K-League, redoutable dans les derniers mètres, ingénieux dans les passes et les dribbles, majestueux sur coups de pied arrêtés, il devient le meilleur joueur de la dernière saison.
Une coïncidence ? Peut-être bien... Mais un cas similaire nous fait douter au plus haut point.

- © Sportal Korea - Kim Do-heon lors du Championnat d’Asie de l’Est 2005
En 2004, Kim Do-heon n’est qu’un milieu de terrain parmi tant d’autres dans le championnat national. Seongnam lui trouve un talent, le fait jouer en équipe première et Kim se voit régulièrement appelé en équipe nationale. Seulement, Do-heon a du mal à s’imposer. Et comment ! Devant lui se dresse la pile électrique Park Ji-sung, en pleine ascension sur le Vieux Continent. Qu’à ne cela ne tienne ! Kim décide de se démarquer. Un beau jour, il s’amène à l’entraînement avec une excentrique tignasse blonde sur le crâne. Park Ji-sung venant d’être transféré à Manchester, Jo Bonfrere tranche en faveur de Do-heon en milieu de terrain l’été dernier. Et là, c’est la révélation. Kim fascine les supporters lors du Championnat d’Asie de l’Est en 2005 et accède à la notoriété. Le milieu aux cheveux d’or - même si celui-ci a opté pour une discrète chevelure noir très tendance au Pays du Matin Calme pour ce printemps - est aussi à créditer d’un très bon départ pour sa saison 2006 en K-League.
Déroutant ? Les autres exemples ne sont pas légions mais abondent vers cette théorie, à l’image du "Bad Boy" de la sélection Kim Nam-il. La coloration capillaire, clé du succès en Corée du Sud ? On aimerait y croire ! A quand Park Ji-sung en dred locks ?






